vendredi 13 mars 2009

ELECTIONS EUROPEENNES 2009

La liste socialiste approuvée en Bourgogne

Les adhérents du Parti Socialiste se sont prononcés hier soir, dans toute la France, sur les listes présentées par le Conseil national pour les élections européennes de juin. Dans le Grand Est, la consultation s'est déroulée sur fond de polémique. Protestant contre la mise à l'écart de Pierre Pribetich, député européen sortant, et contre le choix en quatrième position (éligible) du jeune militant de Mâcon Mustapha Sadni, les grands élus de la Côte-d'Or (François Patriat, François Rebsamen) appelaient à voter contre le choix du Conseil national. Plusieurs élus de S.-et-L. (Christophe Sirugue, André Billardon, Rémy Rebeyrotte) avaient de leur côté signé la pétition de Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, demandant de rejeter les listes, alors qu'Arnaud Montebourg et Jérôme Durain, premier secrétaire fédéral, militaient pour leur approbation.En Saône-et-Loire, la liste Grand Est a été approuvée sans surprise par les militants. Il y a eu 968 votants (52,30 %). Le oui a obtenu 614 voix (63,43 %), le non 181 voix (18,70 %), auxquels il faut ajouter 123 abstentions (12,71 %). Dans la Nièvre, le oui est également en tête, avec 302 voix, contre 206 non. La liste est aussi approuvée dans plusieurs autres départements de la circonscription, comme l'Yonne, le Territoire de Belfort et le Jura. En revanche, l'engagement des élus de Côte-d'Or a pesé sur les résultats chez nos voisins. Les « contre » l'emportent en effet par 568 voix, le oui n'en recueillant que 113. En Bourgogne, la liste est finalement approuvée, avec un peu plus de 150 voix d'avance. Elle l'est aussi dans l'ensemble de la circonscription Grand Est.

J.-Ph. C.

Source : JSL 13/03/2009

Commentaire perso. / Je ne ferai pas la campagne des européennes car je suis contre les méthodes et les comportements de certains responsables (élus en autre) du PS au sujet de l'élaboration des listes pour la région EST notamment. Les résultats du vote interne parlent d'eux-mêmes donc je respecte le choix majoritaire des militants. Malheureusement.....

dimanche 25 janvier 2009

La réforme de la PAC au delà de 2013 – Une vision à plus long terme

Avant-propos de Tommaso Padoa-Schioppa
La politique agricole commune (PAC), l’un des postes budgétaires les plus importants de l’Union européenne, est devenue un tabou européen. Elle a jalonné l’histoire de l’intégration européenne, en générant des périodes de crise ou de stagnation. Aujourd’hui encore elle dessine les lignes de fracture des débats entre acteurs européens. Cela s’explique en grande partie par l’hétérogénéité des représentations que se font les Etats membres du rôle de l’agriculture dans les économies contemporaines : certains la considèrent comme un secteur en déclin et estiment la PAC obsolète et coûteuse, tandis que d’autres y voient une activité essentielle et estiment nécessaire une politique commune et forte dans ce domaine.
Les récentes émeutes de la faim nous ont rappelé de manière tragique le rôle primordial de l’agriculture. Loin de se limiter à l’aménagement du paysage ou à la gestion de l’environnement, sa fonction première est de nourrir les hommes. Si nous avons besoin d’une production agricole forte, il est nécessaire de rappeler que l’agriculture n’est pas un secteur comme les autres dans la mesure où il réclame une régulation pour produire de manière suffisante et continue. C’est pourquoi selon nous, la réforme et la consolidation de la PAC doivent constituer une priorité de l'UE, en particulier dans la perspective inquiétante de hausse des prix agricoles à moyen terme.
Le 20 novembre 2007, la Commission européenne présentait une communication avançant des ajustements de la dernière réforme de la politique agricole commune (2003). Ce texte constituait un document préparatoire en vue d’établir le « bilan de santé » de cette grande réforme. La Commission a ainsi ouvert un vaste exercice de consultation des parties prenantes et sollicité la contribution d’autres institutions européennes à cette réflexion. A l’issue de ces discussions la Commission a proposé en mai 2008 d’apporter des modifications à divers règlements ayant trait à la PAC, en vue de l’adoption de mesures par le Conseil en fin d’année 2008, sous présidence française.
L’ambition de ce bilan de santé était d’évaluer les changements accomplis - ou non - depuis la réforme de 2003. Mais, selon nous, le bilan de santé devrait aller au-delà de cet exercice et être perçu comme une opportunité pour entamer le débat sur la prochaine réforme, qui entrera en vigueur avec le nouveau cadre financier après 2013.
Depuis 2005 Notre Europe a entrepris des travaux sur la PAC dans le but de participer au débat sur l’avenir de cette politique, au cours du bilan de santé. L’objectif de la task-force réunie par Notre Europe à cette occasion n’a pas été de discuter des propositions avancées par la Commission pour le bilan de santé, mais d’aborder le sujet avec une focale plus large. Les membres de la task-force se sont fixé pour ambition de repenser la politique agricole dans une perspective de long terme, d’évaluer les instruments actuels puis de proposer les contours de la nouvelle PAC après 2013, à la lumière des expériences passées.
Dans le présent rapport, Jean-Christophe Bureau et Louis-Pascal Mahé proposent diverses voies de réforme. Les auteurs avancent tout d’abord des lignes directrices pour orienter la réforme telles que : la définition d’instruments ciblés sur des objectifs clairs ; la garantie d’utiliser les fonds publics pour des biens publics ; la substitution de l’approche basée sur l’assistanat par une approche basée sur l’incitation. Ils avancent en outre les suggestions suivantes :

-renforcer la compétitivité de l’agriculture européenne en adaptant les instruments et les règlements concernés à cet effet ;
-remplacer les coûteux et complexes systèmes de paiement actuels par un système simplifié au sein duquel les paiements seraient strictement couplés à trois niveaux de services de base (gestion de base de l'espace rural à des fins de préservation des paysages agricoles ; services territoriaux ; mesures à vocation environnementale) ;
-maintenir une intervention publique afin de garantir un prix plancher (ou « filet de sécurité ») se limitant à des circonstances exceptionnelles et compatible avec les règles de l’OMC ;

-dégager un accord relatif à la propriété intellectuelle concernant les indications géographiques avant la signature d’un accord à l’OMC sur l’agriculture ;
-partager la responsabilité financière entre l’UE et les États membres selon le principe de subsidiarité et limiter les compétences de l’UE à l’offre relative aux biens publics européens.
Nous espérons que le présent rapport apportera une contribution utile au débat sur l’avenir de la PAC.
Ce document est la version française d'un texte rédigé en anglais en mai 2008

samedi 24 janvier 2009

Le sprint final d'une présidence de crises

Il faudra un certain temps pour analyser les conséquences durables sur le fonctionnement de l'Union de la gestion des crises qui ont marqué le semestre de la Présidence française. L'urgence des réponses à donner apparaît très souvent prioritaire - et parfois à juste titre - par rapport au respect des équilibres institutionnels ou entre Etats membres, pourtant si fondamentaux pour la bonne marche de l'UE. Mais quelles que soient les conclusions qui seront tirées à posteriori, force est de constater que cette présidence française n'a pas manqué de démonstrations de volonté politique et de leadership bienvenues face à une multiplication de crises sans précédent : crise institutionnelle avec le "non" irlandais au Traité de Lisbonne, crise géopolitique avec le conflit en Géorgie, et bien sûr crise financière dont les conséquences économiques et sociales s'annoncent de grande ampleur.
Le dernier Conseil européen d'une présidence semestrielle est souvent l'heure du bilan. Le gouvernement qui a en charge la présidence de l'Union aime pouvoir dire que celle-ci a permis de faire progresser les dossiers annoncés comme prioritaires à ses yeux. La France devra donc rendre des comptes sur ce qu'elle aura permis de faire dans le domaine de l'immigration, du bilan de santé de la politique agricole, du paquet « énergie et climat » et de la défense. A cela s'ajoutera sans doute un état des lieux sur la situation dans le Caucase, sur les perspectives de ratification du Traité de Lisbonne et sur l'avenir du plan de relance européen et des résolutions de la réunion du G20 du mois de novembre. Aussi valorisants qu'ils puissent être pour la présidence en exercice, ces bilans semestriels n'ont pas pour autant beaucoup d'intérêt s'ils ne sont pas une manière de passer le flambeau de façon constructive aux deux présidences qui forment le Trio s'étant engagé sur un programme commun, en l’occurrence les présidences tchèques et suédoises.
Si la nécessité du bilan doit dont être relativisée, celle de la décision et de l'action reste, quant à elle, incontestable. C'est dans ce contexte d'urgence historique que Notre Europe a décidé de publier la Déclaration qu'a adoptée le Comité d'Orientation de Notre Europe composée de personnalités de haut niveau et présidé par Jacques Delors, appelant au lancement d'un "Eurobond" et soulignant l'enjeu majeur que constituera la prochaine élection du Parlement européen en juin 2009. Notre Europe publie également un texte personnel de l'un des membres du Comité Européen d'Orientation, Guy Verhofstadt sur la crise financière. Enfin Notre Europe souhaitant maintenir l'attention sur l'importance de la ratification du Traité de Lisbonne en 2009 a demandé à l'experte irlandaise Brigid Laffan de nous donner son sentiment sur l'issue du problème posé par le "non" irlandais.

Revenons sur les élections européennes 2004


Petit souvenir !!


Taux de participation :42,79% de participation en France

41,33% de participation en Saône-et-Loire (4 électeurs sur 10)
En France :31 députés PS, 17 UMP, UDF, 7 FN, 6 Verts, 3 MPF et 3 PC.

Région Est :20 listes pour 10 sièges

PS : Pierre Moscovici 4 sièges (Adeline Hazan, Benoit Hamon, Catherine Trautmann et P. Moscovici)
Liste Moscovici avec 53.836 voix, 33,94% (en Saône-et-Loire) ; 631.976 voix, 28,40% (en Région Est)

UMP : Joseph Daul 2 sièges (Véronique Mathieu er J. Paul) Liste Daul avec 26.643 voix, 16,79% (en S&L) ; 391.920 voix, 17,61% (en Région Est)

UDF : Nathalie Griesbeck 2 sièges (Jean-marie Beaupuy et N. Griesbeck)

Liste Griesbeck avec 16.873 voix, 10,64% (en S&L)

Verts : Marie Anne Isler-Béghin 1 siège (elle-même) avec 8.503 voix, 5,36% (en S&L)

FN : Bruno Gollnish 1 siège (lui-même) avec 15.996 voix, 10,08% (en S&L).
Circo de Mâcon :Moscovici en tête avec 30,18%, Daul 17,83% et Griesbeck 12,94%.

Par rapport aux Européennes 1999 :

-à Mâcon Ville, le PS passe de 26,14% à 33,94% (+7,8%) ; l'UMP passe de 12,91% à 17,34% (+4,43%) ; l'UDF passe de 9,60% à 12,23% (+2,63%)

-à Cluny, le PS obtient 31,29% (+8,80%) ; l'UMP 20,36% (+6,43%) ; l'UDF 10,93% (-0,35%)

-à Charnay, le PS obtient 27,54% (+6,93%) ; l'UMP 21,17% (+3,11%) ; l'UDF 15,63% (+1,68%).

Commune de Cluny :378 votants pour Moscovici et 246 pour Daul

Commune de Tramayes : 52 votants pour le PS et 50 pour l'UMP

Commune de Mâcon-Centre : 749 votants pour le PS et 519 pour l'UMP

Commune de Mâcon-Nord : 1174 votants pour le PS et 513 pour l'UMP

Commune de Mâcon-Sud : 661 votants pour le PS et 288 pour l'UMP

Commune de Charnay-les-Mâcons : 562 votants pour le PS et 432 pour l'UMP

Commune de Tournus : 523 votants pour le PS et 248 votants pour l'UMP.

Circo de Chalon :Le PS obtient 34,51%.

En synthèse, le PS était en tête dans toutes les circos de Saône-et-Loire. En espérant qu'il en sera de même pour cette année en mobilisant les citoyens par des débats d'informations sur le fonctionnement de l'Europe et ce quelle apporte aux citoyens. Et pourquoi ne pas faire venir Benoît Hamon en Saône-et-Loire (ds la 1ere circo) dans un débat pour présenter le programme du PSE ?

mercredi 21 janvier 2009

Nouvelle réglementation européenne sur les pesticides

La nouvelle réglementation européenne sur les pesticides est adoptée au Parlement européen

Après avoir trouvé un compromis satisfaisant avec les Etats membres en décembre dernier, le Parlement européen a adopté la nouvelle législation qui encadrera la mise sur le marché et l'utilisation des pesticides pour les 10 prochaines années.

Les eurodéputés ont adopté ce matin la nouvelle réglementation qui encadrera la mise sur le marché et l'utilisation des pesticides en Europe. Le règlement modifie les conditions d'autorisation des pesticides et établit de nouvelles procédures pour l'évaluation scientifique des substances actives et l'autorisation des préparations commerciales. Ces procédures comportent notamment des critères visant à exclure les pesticides les plus dangereux et à les substituer par des alternatives moins nocives lorsqu'elles existent. Ainsi, après presque trois ans de discussions, l'UE a adopté une législation visant à éliminer les substances cancérogènes, mutagènes et neurotoxiques les plus préoccupantes.

Toutefois si une substance est nécessaire pour combattre une menace sérieuse à la « santé des plantes », elle pourra être approuvée pour une période de 5 ans même si elle ne remplit pas les critères de sécurité. Les substances neurotoxiques, immunotoxiques ou perturbatrices du système endocrinien pourront également être interdites mais seulement si elles sont considérées comme posant un « risque significatif ».

La « directive pour une utilisation durable des pesticides instaure de nouvelles exigences » concernant la vente des pesticides et leur utilisation par les professionnels. Les Etats Membres devront adopter des plans d'action nationaux établissant des objectifs de réduction des risques liés aux pesticides et des objectifs de réduction de l'utilisation des substances particulièrement préoccupantes. La pulvérisation aérienne des cultures sera par ailleurs interdite de manière générale mais des dérogations pourront être autorisées.

Des mesures spécifiques sont également prévues pour protéger le milieu aquatique et les eaux potables : les États membres devront prendre des « mesures appropriées » comme définir des zones tampons où il sera interdit d'utiliser ou de stocker des pesticides notamment le long des cours d'eau et à proximité des captages d'eau potable.

Il est également question de limiter ou interdire l'utilisation des pesticides dans des zones spécifiques comme les parcs, les jardins publics, les terrains de sport, les cours de récréation, les enceintes scolaires et les terrains de jeux, ainsi qu'à proximité d'infrastructures de santé publique.Nous avons mené une négociation difficile et nous avons réussi à trouver le bon équilibre entre une disponibilité suffisante en produits de traitement des plantes pour une agriculture compétitive, et la réduction de leur impact sur la santé publique et l'environnement, a commenté Michel Barnier, ministre de l'agriculture et de la pêche.

Le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures (MDRGF) a une analyse plus neutre du compromis qui, selon lui, oscille entre avancées et faiblesses. L'association estime que cette nouvelle réglementation permettra une plus grande protection des abeilles en Europe, ce qui est essentiel quand on sait que les abeilles contribuent à la production de 80 millions de tonnes de produits alimentaires de l'UE, commente-t-elle. Mais elle regrette que les pesticides pouvant avoir des conséquences neurologiques et immunologiques graves pour le développement pré-natal des enfants n'aient pas fait l'objet de restrictions fortes. Nous regrettons aussi que l'UE soit désormais divisée en trois zones, ce qui permettra la mise sur le marché de plus de produits et de matières actives dans certains pays de l'UE qui avaient choisi d'exclure certains pesticides pour des raisons sanitaires et environnementales, déclare François Veillerette, Président du MDRGF et administrateur du réseau PAN-Europe.

Ces deux textes législatifs entreront en application au début 2011.

F.ROUSSEL

dimanche 18 janvier 2009

Elections européennes Juin 2009

Pour une nouvelle Europe sociale

Je suis intéressé pour travailler sur le thème de l’Europe (en lien avec les prochaines élections européennes 2009) avec les membres du PS de Saône-et-Loire. Je crois que l’Europe est l’une des clefs pour l’avenir de notre pays et de notre quotidien. Je n’accepte pas l’Europe d’aujourd’hui qui est fondée sur la concurrence généralisée, le tous contre tous, les délocalisations, la baisse de l’impôt sur les profits, la mise en mal des services publics. L’Europe d’aujourd’hui, nous impose une Europe au service des puissances de l’argent au lieu d’une Europe au service des peuples. Pour ma part, l’Europe doit d’abord servir à améliorer la vie quotidienne, à combattre le chômage, à protéger l’environnement, à faire reculer les inégalités et les injustices. Cela suppose bien sûr une Europe fondée sur la coopération et la solidarité entre les peuples. L’Union européenne est plus qu’un simple marché. L’Union européenne est un élément essentiel de la nouvelle Europe sociale (que je souhaiterai), aidant les régions et les pays à atteindre davantage de résultats ensemble plutôt qu’isolement. Dans la nouvelle économie mondiale et face à la crise économique, sociale et humaine, notre nouvelle Europe sociale peut être mise en place progressivement si nous continuons d’en jeter les bases de façon équilibrée, c’est-à-dire sur le fondement d’une concurrence qui stimule, une coopération qui renforce et une solidarité qui unit.

Oui à la concurrence, mais elle ne peut mener à une concurrence entre Etats membres à travers le dumping social et fiscal. La concurrence entre les entreprises doit être juste, transparente, accroître l’innovation, engendrer une baisse des prix et plus de travail de qualité pour les citoyens.

Oui à la coopération, permettant aux Etats membres de regagner une partie de la souveraineté nationale qu’elles ont cédée à la mondialisation. Nous (PSE) devons garantir que la concurrence soit menée dans de bonnes conditions et n’agisse pas au détriment de la protection sociale, des droits des travailleurs et des services publics. Nous croyons en une économie sociale de marché – et non en une société de marché. La coopération européenne sera essentielle pour aider les Etats membres à relever les défis menaçant leurs systèmes sociaux.

Oui à la solidarité, à travers les politiques sociales et d’emploi et les fonds structurels et de cohésion européens. Nous devons garantir la cohésion, les droits sociaux et du travail au sein, mais aussi entre, les Etats membres de l’Union européenne.

La nouvelle Europe sociale que je souhaiterai, c’est :

· Une Europe verte créant plus d’emplois de qualité,
· Une Europe de la solidarité,
· Une Europe de l’apprentissage,
· Une Europe de l’innovation,
· Une Europe de la cohésion.


J’étudie en ce moment, le programme du PSE « Les citoyens d’abord » qui est basé sur 6 thèmes :

1. Relancer l’économie et éviter le retour des crises financières
2. Faire progresser la justice dans la nouvelle Europe sociale
3. Mettre l’Europe en tête de la lutte contre le changement climatique
4. Parvenir à l’égalité des sexes en Europe
5. Donner à l’Europe une politique d’immigration pour le progrès
6. Faire de l’Europe un partenaire fort pour la paix, la sécurité et le développement.

Nous pouvons construire une société plus juste en disant : « les citoyens d’abord ». En juin 2009, donnons un nouveau sens à l’Europe.

Idées de préparation de campagne élections européennes juin 2009 de la Fédé PS 71
- Présentation du programme PSE « Les citoyens d’abord » des élections européennes en AG de circonscription (peut être faire venir une personnalité qui travail dans le milieu européen)
- Echange du texte (idées, propositions, thèmes) en section,
- Faire une synthèse des institutions européennes existantes, une synthèse de l’historique de l’Europe, une synthèse du rôle du député européen, une synthèse du rôle de l’Europe pour les citoyens, une synthèse des aides européennes possibles pour un projet, synthèse des nouveaux pays entrants, … dans chaque section,
- Chaque section (pourquoi pas accompagné d’association) pourrait faire une présentation (avec les différentes synthèses préparées en diaporama) pour ouvrir une séance publique de présentation de l’Europe sociale telle que le PS propose et souhaiterai sous forme de démocratie participative (faire participer les citoyens sous forme de jeux par exemple)
- Faire venir en Saône-et-Loire, la tête de liste des candidats aux européennes soutenu par le PS pour échanger avec cette personne (d’où la nécessité peut être d’avoir une commission fédérale sur les élections européennes 2009).

CALENDRIER : REUNION DE L'EUROGROUPE



Mardi 20 Janvier

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Conseil Affaires économiques et financières (ECOFIN)
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Conseil Affaires économiques et financières (ECOFIN)

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Présentation des priorités de la Présidence tchèque devant le Parlement européen - Commission
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Présentation des priorités de la Présidence tchèque devant le Parlement européen - Commission
Mercredi 21 Janvier

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Conférence de presse sur les priorités de la Présidence tchèque
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Conférence de presse sur les priorités de la Présidence tchèque

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Adoption de la stratégie de l’UE pour le transport maritime à l’horizon 2018
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Adoption de la stratégie de l’UE pour le transport maritime à l’horizon 2018

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Conférence : "The Reality of Hope—Obama and Europe after the Inauguration"
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Conférence : "The Reality of Hope—Obama and Europe after the Inauguration"

Jeudi 22 Janvier

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INCOM (Conférence des ministres chargés de la Recherche sur les thèmes de l'innovation
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INCOM (Conférence des ministres chargés de la Recherche sur les thèmes de l'innovation

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Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales
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Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales

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Colloque : "Un ménage à plusieurs ? La France, l'Allemagne et l'Europe face aux nouveaux défis du monde"
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Colloque : "Un ménage à plusieurs ? La France, l'Allemagne et l'Europe face aux nouveaux défis du monde"

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Petit déjeuner débat : "Place et sens du travail en Europe : une singularité française"
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Petit déjeuner débat : "Place et sens du travail en Europe : une singularité française"

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Cycle d’auditions de députés européens - ENJEUX ECONOMIQUES ET SOCIAUX
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Cycle d’auditions de députés européens - ENJEUX ECONOMIQUES ET SOCIAUX

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petit-déjeuner : "Nouvelle administration américaine : Quel enjeu pour l’Europe?"
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petit-déjeuner : "Nouvelle administration américaine : Quel enjeu pour l’Europe?"
Vendredi 23 Janvier

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Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales
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Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales
Samedi 24 Janvier

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Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales
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Réunion informelle des ministres chargés de l'Emploi et des Affaires sociales
Dimanche 25 Janvier
Source : touteleurope.fr

La France, championne d'Europe des bébés !

Avec 801 000 enfants nés en France métropolitaine et 33 000 dans les départements d'outre-mer en 2008, les Françaises ont pris, avec les Irlandaises, la tête du classement de la procréation dans les vingt-sept Etats membres de l'Union européenne.

Plus de deux bébés par Française
En France, l'indice conjoncturel de fécondité dépasse cette année le seuil de deux enfants par femme selon l'Insee. Cet indice est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur donne le nombre d'enfants moyen qu'aurait une femme tout au long de sa vie si les taux de fécondité observés à chaque âge l'année considérée demeuraient inchangés.Avec 2,02 enfants par femmes, la France est donc le pays européen au plus fort taux de fécondité en 2008, juste devant l'Irlande.Le taux de fécondité en France est en nette progression ces dernières années puisqu'il était de 2 enfants par femme en 2006 et de 1,98 en 2007. Il faut remonter à 1981 pour trouver un taux de natalité aussi fort dans l'hexagone.Le taux de mortalité infantile, qui diminuait régulièrement auparavant, s'est stabilisé ces trois dernières années au niveau de 3,8 pour 1000. La France occupe ainsi une place moyenne en Europe, où certains pays nordiques, comme la Suède ou la Finlande ont des taux de mortalité infantile inférieurs à 3 pour 1000.

Une population qui reste vieillissante
Parallèlement, le taux de mortalité a progressé en France de 2,3 % par rapport à 2007, avec 543 500 décès en 2008, métropole et DOM compris. Cette progression s'explique par le vieillissement de la population française et l'absence de gain en espérance de vie cette année.L'espérance de vie recule même très légèrement chez les femmes, mais se stabilise chez les hommes. Selon l'Insee, dans les conditions de mortalité à chaque âge observées actuellement, un garçon né en 2008 vivrait 77,5 ans et une fille 84,3 ans. L'espérance de vie des hommes en France est comparable à celle de la moyenne de l'Union européenne. En revanche, celle des femmes vivant en France est l'une des plus élevées.

Des naissances de plus en plus tardives
L'âge moyen à la maternité a continué d'augmenter en 2008 : il atteint quasiment 30 ans, soit près de deux années de plus qu'il y a vingt ans. Cette tendance est générale en Europe, à l'exception des pays de l'Europe de l'Est récemment entrés dans l'Union européenne.

vendredi 13 juin 2008

Les oubliés du miracle irlandais ont massivement voté non


Le "Tigre celtique" les avait relégués au second plan, le non au traité de Lisbonne les remet sous les feux de la rampe: ce sont les oubliés du boom économique irlandais, les électeurs des quartiers pauvres de la capitale et des campagnes éloignées des centres financiers et des usines high-tech.
A Dublin, les circonscriptions ouvrières du centre-ville et des quartiers ouest ont voté non, tandis que les banlieues aisées figurent parmi les rares portions du pays à avoir soutenu le mini-traité européen. "J'habite à Ballyfermot et je n'ai reçu aucun prospectus pour le oui dans ma boîte aux lettres", affirme Tony O'Connell. Ce "job coach" de l'agence pour l'emploi du quartier ajoute: "La réalité de la vie –la violence, l'alcoolisme, la drogue– ne touche pas les zones qui ont voté oui."


"Je craignais la privatisation du service de santé"


Ballyfermot est de ces quartiers à la réputation crasseuse qui nourrissent les romans de Roddy Doyle et les pages "faits divers" des tabloïds. Pour O'Connell:
"Ici, c'était un point noir dans les années 1980 et le quartier ne s'est jamais débarrassé de cette étiquette, malgré le boom. Des tas de jeunes quittent l'école, très peu vont à l'université."
Dans les rues, les affiches du non règnent en maîtres. Pas un seul "yes" en vue. Selon le job coach, seuls les élus de Sinn Féin, le parti nationaliste de gauche autrefois associé à l'IRA, sont venus faire campagne devant le centre commercial local –contre le traité.
A quelques rues de l'agence pour l'emploi, Nicola, une jolie rousse de 26 ans, promène ses deux enfants avant la pluie qui menace. La naissance du troisième est pour bientôt: "Je suis contente que ce soit non. Je craignais la privatisation du service de santé", déclare-t-elle. Elle explique que le quartier abrite de nombreuses personnes âgées et des familles qui bénéficient d'une prise en charge publique de leurs frais médicaux, une couverture réservée ici aux revenus les plus modestes.
"J'ai aussi entendu parler de la guerre. Avec tout ça, pas étonnant que la majorité ait voté non", ajoute-t-elle. Les projets de Défense européenne ont en effet hérissé les partisans de la neutralité irlandaise pendant toute la campagne, malgré l'exemption d'obligations militaires obtenue par l'Irlande après un premier non au traité de Nice en 2001.


"Je n'ai pas compris un iota du texte"


Dans un pays en plein coup de frein économique, les inquiétudes s'accumulent pour les habitants des quartiers défavorisés. L'ANPE irlandaise organise justement cette semaine un forum de l'emploi à l'étranger pour les ouvriers du bâtiment, dont les employeurs licencient à tour de bras. Après plusieurs années d'embauche massive de plombiers polonais et autres maçons lettons pour alimenter la frénésie immobilière du pays, les Irlandais se voient désormais proposer des jobs sur les chantiers de Stockholm, Bruxelles ou... Varsovie.
Mais pour Tony O'Connell, la raison principale du rejet du traité reste l'incompréhension des électeurs devant un texte illisible. "J'ai voté non à ce traité pour deux raisons, dit-il. La première: je n'en ai pas compris un iota. La seconde: je me suis dit que les Français, les Allemands, etc. devraient aussi pouvoir en débattre. On ne peut pas contourner la démocratie."
Source : rue89.com
Référendum irlandais: clôture du scrutin, les Européens suspendus au résultat


Jeudi 12 juin 2008, 23h48.Les bureaux de vote ont fermé jeudi soir en Irlande après un référendum-couperet sur le traité européen de Lisbonne, laissant près de 500 millions d'autres Européens suspendus au résultat d'un scrutin à l'issue très incertaine qui ne sera pas connu avant vendredi.
Le scrutin a été clos à 22H00 (21H00 GMT), après quinze heures de vote. Le décompte ne commencera que vendredi à 09H00 (08H00 GMT) pour des résultats attendus en fin d'après-midi.
Le Premier ministre français François Fillon a estimé jeudi soir qu'il n'y aurait "plus de traité de Lisbonne" en cas de rejet du texte par les Irlandais "sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais". "On verra l'initiative qu'il faudra prendre", a ajouté le Premier ministre sur France 2.
Son homologue irlandais Brian Cowen s'était dit "confiant" jeudi après-midi en allant voter à Tullamore (centre). Les récents sondages donnent le "oui" et le "non" au coude à coude, voire le "non" en avance. "J'ai mené (la campagne) du mieux que j'ai pu, ... j'ai parcouru tout le pays, j'ai parlé de tous les problèmes", a-t-il déclaré aux journalistes.

L'Irlande est le seul des 27 à se prononcer par référendum, comme l'y oblige sa constitution. Les autres pays ont opté pour une ratification parlementaire, ce que 18 capitales ont déjà fait.
En Grande-Bretagne, où le Premier ministre Gordon Brown a refusé d'organiser un référendum malgré les demandes pressantes de l'opposition, le processus de ratification au Parlement va se poursuivre, que les Irlandais votent pour ou contre le traité, a indiqué à l'AFP une source diplomatique.
La perspective d'un rejet du traité par 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, a réveillé le spectre du rejet de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d'un référendum en 2001 en Irlande.

Il avait alors fallu organiser un deuxième vote sur l'île pour faire adopter le texte. Mais il n'y aura pas de second référendum cette fois-ci, a assuré le gouvernement.
Certains "nonistes" ont prédit une hausse de l'imposition, la fin de la neutralité militaire irlandaise, voire l'obligation de légaliser l'avortement, encore interdit en Irlande. Des craintes démenties par les partisans du "oui".

Mais une des raisons principales du "non" est la méconnaissance qu'ont les électeurs du traité, si l'on en croit les récentes enquêtes.
"Si vous ne comprenez pas, vous devez voter non", confirme Donald O Donahue, votant à Drumcondra, coeur ouvrier et populaire de Dublin et "capitale du non" lors du référendum de 2001. "Je ne vais pas signer un contrat que je ne comprends pas", expliquait le quinquagénaire.
Conscient que la participation sera une des clefs du scrutin, l'Irish Times a appelé ses lecteurs à "exercer (leur) droit de vote". Le quotidien rappelle que, lors du référendum de 2001, une participation inférieure à 35% avait permis à "une minorité" de "non" d'entraîner un rejet du traité de Nice.

Aucun chiffre officiel de participation n'était disponible jeudi tard dans la soirée mais une estimation de la radio-télévision irlandaise RTE faisait état d'une participation d'environ 40%, soit seulement quelques points de plus que le plus-bas atteint en 2001.
Le camp du "oui" regroupe l'ensemble des formations parlementaires, à l'exception du parti nationaliste Sinn Féin, qui ne compte que quatre députés sur 166.
Mary Lou McDonald, responsable de la campagne du Sinn Féin, a dit "espérer un forte participation", citée jeudi sur le site internet de l'Irish Times. Egalement sur ce site, l'homme d'affaires Declan Ganley, fer de lance du "non", a appelé les Irlandais à envoyer "un message clair" à Bruxelles en vue d'une renégociation du traité pour qu'il soit plus démocratique, responsable et transparent.


Référendum :

L'Union européenne suspendue au vote des Irlandais sur le traité de Lisbonne

Trois millions d'électeurs doivent se prononcer sur le traité simplifié lors d'un référendum à l'issue très incertaine. Un rejet risquerait de plonger l'UE dans une nouvelle crise de confiance.

Près de 500 millions d'Européens sont suspendus au vote des trois millions d'électeurs irlandais qui se prononcent, jeudi 13 juin depuis 8h00, heure française, sur le traité simplifié de Lisbonne lors d'un référendum dont le résultat est très incertain malgré la campagne du gouvernement pour le "oui".Le camp du "non" semble avoir gagné du terrain à mesure que se rapprochait l'échéance. Les adversaires du traité, qui est censé remplacer sous une forme simplifiée le projet de constitution rejeté en 2005 par la France et les Pays-Bas, se sont hissés en tête d'un sondage la semaine dernière.

"Je n'y comprends rien"

"Je l'ai lu et je n'y comprends rien", déclare Tony Connell, employé de banque de 42 ans. "Les gens qui votent 'oui' essaient de vous faire voter 'oui' par peur au lieu de vous dire pourquoi il faudrait voter 'oui'."Des 27 Etats de l'UE, qui comptent environ 490 millions d'électeurs, l'Irlande est le seul à soumettre à référendum un texte qui donnerait à l'Union un président du Conseil élu pour un mandat de deux ans et demi renouvelable, un haut représentant pour la politique étrangère disposant d'un service diplomatique étoffé, un système de décision plus démocratique ainsi qu'un rôle accru pour les parlements européen et nationaux.La constitution irlandaise requiert un référendum pour tout sujet amendant la loi fondamentale de l'île. Le vote porte moins sur le texte du traité que sur les changements qui en découlent pour la constitution du pays.La plupart des formations parlementaires, les milieux d'affaires, la confédération des syndicats et un puissant lobby agricole ont fait campagne pour le "oui". Mais ils notent que la complexité du texte a éveillé la méfiance des électeurs.Les adversaires du traité, notamment le parti nationaliste du Sinn Fein, accusent Bruxelles de vouloir faire accepter aux Irlandais une réforme institutionnelle portant atteinte à la démocratie et menaçant leur neutralité militaire traditionnelle.Margaret O'Sullivan, fonctionnaire de 58 ans, confie que les effets bénéfiques de l'adhésion à l'UE la poussent à voter "oui" bien qu'elle ne comprenne pas l'intégralité du document. "Je crois que ce sera très serré, dit-elle. Il fait beau et j'espère qu'il y aura une bonne participation."

Risque de rejet

Les dirigeants européens ont exhorté les Irlandais à ratifier le traité pour éviter de plonger l'UE dans une nouvelle crise de confiance. Mais aux yeux des analystes, les interventions extérieures risquent de provoquer une réaction de rejet chez des Irlandais à l'esprit d'indépendance chatouilleux.Mary Harney, ministre de la Santé, a ainsi invité mardi Bernard Kouchner à s'abstenir de commentaires peu constructifs, le chef de la diplomatie française ayant fait valoir que l'Irlande avait "beaucoup compté sur l'argent de l'Europe" et serait "la première victime d'un non éventuel".Pour l'Irish Times, néanmoins, "un rejet du traité de Lisbonne serait préjudiciable à l'Europe et plus encore à l'Irlande" au moment où celle-ci subit les atteintes d'une baisse du secteur immobilier et de la crise du crédit.Pour neuf des dix économistes de Dublin consultés la semaine dernière par Reuters, le "oui" serait le meilleur garant de la prospérité future en préservant la confiance des investisseurs. Les milieux d'affaires soutiennent massivement le traité.Ses adversaires estiment qu'il permettrait à l'UE de forcer l'Irlande à relever la faible taxation des entreprises, qui a attiré les investisseurs dans le pays et encouragé des groupes comme Google et Yahoo à y établir leurs sièges.Pour Peter Sutherland, ancien procureur général d'Irlande et commissaire européen, une victoire du "non" entraînerait soit la mort du traité, soit une scission entre son pays et d'autres Etats de l'UE qui lui diraient: "Ce n'est pas notre problème, c'est le vôtre, Irlandais, vous devez maintenant trouver une marche à suivre ou nous laisser poursuivre la marche".

La Grande-Bretagne poursuivra son processus de ratification

Quelle que soit l'issue du vote irlandais, la Grande-Bretagne a décidé de poursuivre son propre processus de ratification parlementaire du traité européen de Lisbonne, a indiqué jeudi une source diplomatique britannique à l'AFP.Un examen du traité est programmé la semaine prochaine à la Chambre des Lords, la chambre haute du parlement britannique. Sa ratification avait été approuvée en mars par la Chambre des Communes.Cette mise au point est une réponse aux inquiétudes de certains diplomates européens, qui redoutent qu'un rejet du traité en Irlande n'incite les pays les plus eurosceptiques, comme la Grande-Bretagne ou la République tchèque, à abandonner le processus de ratification parlementaire.

Source : nouvelobs.com
UE : en attendant la présidence française

La France succède à la Slovénie à la présidence de l'Union européenne le 1er juillet pour une période de six mois.
Une présidence qui ne s’annonce pas d’ores et déjà comme une sinécure, avec avant même le passage de relais, la question du Traité institutionnel européen simplifié, dont la ratification dépend du référendum irlandais à ce sujet, l’Irlande étant le seul pays de l’UE à soumettre le texte au scrutin populaire.
Nicolas Sarkozy a de son côté multiplié les contacts avec les membres de l’UE pour préparer sa gouverne, dont le principal objectif est justement la mise en oeuvre de ce traité de Lisbonne, dont il est à l’origine.


L'axe Paris-Berlin

Après avoir tourné la page des « malentendus » avec l’Autriche sur les questions européennes en mai, puis une visite remarqué en Grèce, Nicolas Sarkozy a réaffirmé l’importance de l’axe Paris-Berlin lors de son déplacement en Bavière le 9 juin pour un sommet franco-allemand avec la chancelière Angela Merkel à propos des questions du climat, de l’énergie et de la défense en Europe.La question du traité de Lisbonne n’a d’ailleurs pas manqué de s’inviter à ce sommet de Straubing.

Lors d’une conférence de presse, la chancelière allemande et le chef de l’Etat français ont souligné leur accord sur une réaction commune au résultat du référendum irlandais, quel qu’il soit. Ainsi Angela Merkel déclarait-elle : « vous pouvez prévoir qu'il y aura une réaction franco-allemande commune, quelle que soit l'issue du scrutin ». A Nicolas Sarkozy de confirmer : "C'est aux Irlandais d'en décider. Mais ce que nous avons décidé avec Mme Merkel c'est que, quoi qu'ils se passe, la réaction sera franco-allemande", a-t-il confirmé. "Et quel que soit le choix des Irlandais, il y aura une initiative franco-allemande", a-t-il ajouté.Une position commune qui affirme la solidité du couple franco-allemand qui battait sérieusement de l’aile ces derniers temps.

Ainsi Le Monde daté du 8-9 juin, à la veille du sommet bavarois, faisait des variations sur le thème « je t’aime, moi non plus » : « malgré les efforts répétés des deux côtés, le courant ne passe pas », « Faute de s’aimer, ils se parlent franchement », ou encore, « L’Allemagne n’arrive pas à cerner son homologue français ».L’entente cordiale est toutefois de rigueur et Angela Merkel déclarait au journal local bavarois Strauinger Tagblatt à la veille du sommet bilatéral : « L’Allemagne va soutenir de toutes ses forces la présidence française de l’UE, comme Nicolas Sarkozy a soutenu notre présidence ».

Les objectifs de la présidence française

Lors de son déplacement à Athènes le 6 juin, Nicolas Sarkozy a énuméré devant les parlementaires grecs les priorités de la présidence française de l’UE : « la lutte contre le changement climatique, l'énergie, l'immigration, la défense et la sécurité, l'agriculture".Nicolas Sarkozy a particulièrement insisté devant les députés grecs sur "le pacte européen sur l'asile et l'immigration" qu'il proposera aux 26 autres membres de l'UE. Il a ainsi assuré à Athènes, confronté à un afflux massif d'immigrés en route vers l'Europe de l'ouest, que ce problème était aussi "le problème de la France". Il s'est dit partisan d'un système de garde-frontières européens, vieille revendication grecque, voire d'un système "de navires de garde-côtes communs entre les Français et les Grecs".

Si les points d’accord entre la France et ses partenaires européens sont mis en avant, le bât blesse sur le chapitre fiscal. Ainsi, lors d’une rencontre à Vienne entre la ministre française de l’Economie, Christine Lagarde et le vice-chancelier autrichien Wilhelm Molterer, elle déclarait que « Sur le dossier TVA nous ne voyons pas à ce stade de marge de manoeuvre pour un accord ».

Les questions de fiscalité doivent être décidées à l'unanimité des 27 Etats membres de l'Union européenne. « Mais il ne faudrait pas que sous prétexte d'unanimité on ne discute pas » sur ce sujet au sein du conseil des ministres de l'Economie et des Finances de l'UE, a ajouté Christine Lagarde.

La Commission européenne a promis de faire d'ici juillet une proposition sur les taux réduits de TVA qui divergent encore selon les Etats membres.Autre sujet fiscal, celui de la TVA sur les carburants. Nicolas Sarkozy avait proposé aux ministres des finances de la zone euro de plafonner la TVA sur les carburants, afin de limiter les effets de la hausse du cours du brut. Proposition rejetée, le premier ministre François Fillon précisant que si certains partenaires sont « réservés », d’autres sont plutôt ouverts » à cette idée.


La question sera remise à l’ordre du jour du prochain Conseil européen, qui rassemble les chefs d’Etat et de gouvernement des 27 Etats membres, des 19 et 20 juin, à une dizaine de jours de la présidence française.

La question du déficit français

Autre pomme de discorde, le déficit budgétaire français. Alors que Paris s’apprête à prendre la gouverne européenne, la France accuse un déficit budgétaire record qui la désigne comme l’un des plus mauvais élèves des 27, avec l’Italie.Ainsi, fin mai, la Commission européenne rappelait à l’ordre Parissur la question budgétaire en invitant Paris à redoubler d’efforts pour réduire son déficit qui, selon Bruxelles, frise dangereusement la limite autorisée de 3% du PIB (produit intérieur brut).

En avril 2007, les ministres des Finances de l’UE s’étaient engagés a effacer leurs déficits publics en 2010 au plus tard. Mais arrivé au pouvoir le mois suivant, Nicolas Sarkozy obtenait de facto un délai supplémentaire de deux ans, courant jusqu’en 2012, pour la France arguant d’une croissance moins soutenue qu’escomptée.Paris s’était d’autre part fait tapé sur les doigt en août 2007, lors du fameux « paquet fiscal » octroyé par Bercy d’un montant de 15 milliards d’euros, pointant un manque à gagner des finances publics devant faire face à un déficit abyssal.Le président de l’Eurogroup, Jean-Claude Junker est de son côté revenu à la charge début juin, insistant sur le devoir « absolu » des pays de la zone euro de présenter des budgets équilibrés en 2012 visant implicitement la France, par ce rappel à l’ordre.

Depuis, une bataille de chiffre oppose Paris à Bruxelles, Nicolas Sarkozy ayant suggéré à la Commission européenne de réviser ses estimations sur le déficit français, à la suite de bons chiffres de croissance en 2007 et au premier trimestre 2008. « Si l’Insee a revu ses chiffres à la hausse, peut-être que Bruxelles peut aussi s’interroger sur ses chiffres, mais je ne veux pas polémiqué », avait déclaré le chef de l’Etat le 16 juin. « Cela fait 35 ans que la rance présente un budget en déficit, comment voulez-vous qu’en douze mois nous puissions rétablir la totalité des déficits » s’interrogeait le président français.

Coût de la vie et coûts de la main d'oeuvre

La présidence française de l’UE arrive également au moment critique d’une explosion des prix de l’alimentaire. Une crise non pas européenne, mais mondiale.Du lait au pain en passant par l'huile, l'augmentation des prix alimentaires en Europe a atteint au printemps un niveau record. Les denrées alimentaires coûtaient en avril dans l'UE en moyenne 7,1% de plus qu'un an plus tôt, et en mars 7,2%, d'après l'office européen des
statistiques Eurostat. Un taux inédit depuis le début de la collecte de ces données en 1996, et bien davantage que l'inflation globale, qui était de 3,6% en avril et de 3,8% en mars.Les augmentations sont pour certaines très sensibles : les produits laitiers et céréaliers pèsent ainsi, avec la viande, 60% des dépenses alimentaires des ménages. Certains consommateurs européens commencent ainsi à avoir du mal à remplir leur panier, confrontés par exemple à une augmentation de 38,4% du pain et des céréales en Bulgarie, ou de plus de 30% du lait, du fromage et des oeufs en Estonie, en Lettonie ou en Slovénie.En France, moins durement touchée, la hausse atteint quand même 11,1% pour les produits laitiers, 10,3% pour les matières grasses, 6,6% pour le pain et les céréales.La commissaire à l'Agriculture Mariann Fischer Boel voit dans les projets en cours de réforme de la politique agricole commune (PAC) européenne la meilleure réponse à la crise. Elle veut supprimer certaines restrictions à la production comme les quotas laitiers ou la jachère.Cette crise s’accompagne d’une très grande diversité des salaires entre les 27 Etats membres.


Exprimés en euros, le coût horaire moyen de la main-d'oeuvre dans les 27 pays de l'Union européenne atteignait 20,35 euros, selon l'Office européen des statistiques, Eurostat. Cette étude a été réalisée sur la base des chiffres de l'année 2006, derniers disponibles pour la majorité des pays des pays.Tandis que la Suède arrive en tête avec 32,16 euros, devant le Danemark (31,98 euros), le Luxembourg (31,98 euros également) et la Belgique (31,58 euros), quatre pays entrés dans l'UE lors des élargissement à l'Est depuis 2004 ferment la marche: la Bulgarie (1,65 euro), la Roumanie (2,68 euros), la Lettonie (3,41 euros) et la Lituanie (4,21 euros).

La France affiche un coût horaire de 30,31 euros et le Royaume-Uni de 24,47 euros.

vendredi 6 juin 2008

Lettre de Marie-Noëlle Lienemann aux irlandais trois ans après le NON français

Lettre publiée par Marie-Noëlle Lienemann sur son blog

Chers amis irlandais,


Je vous remercie de votre aimable invitation et regrette de ne pouvoir être des vôtres aujourd’hui.J’aurais aimé pouvoir venir débattre avec vous ce 29 mai, trois ans, jours pour jours, après le vote NON de mes concitoyens au référendum sur le projet de constitution européenne et expliquer les raisons qui ont amené des européens convaincus, de gauche, membre du PS français à le refuser.Nous sommes nombreux, à gauche, en Europe et tout particulièrement en France, à espérer que votre peuple votera NON au référendum sur le projet de traité de Lisbonne et que votre refus permettra une réorientation profonde de la construction européenne.
D’abord, soyons clairs, ce traité ressemble comme deux gouttes d’eau à la constitution que les peuples français mais aussi néerlandais ont rejetée. Il est présenté différemment, mais le texte est à quelques nuances près identiques, en particulier sur les points majeurs qui avaient justifié notre NON.
Nous refusons de consolider une certaine idée de la construction européenne, qui progressivement s’impose en s’éloignant des intentions des pères fondateurs de l’Europe, à savoir la constitution d’une vaste zone de libre échange, (sans pouvoir politique et sans arbitrage démocratique, capable de réguler, d’agir sur l’économique, le social, la monnaie) et un espace de concurrence généralisée qui au lieu d’organiser la solidarité entre les pays, les régions et entre les travailleurs, place comme valeur commune essentielle la compétition permanente qui oppose les peuples plutôt que de les unir.
Nous n’acceptions pas de durablement installer l’omnipotence de la Banque centrale Européenne, la plus indépendante du monde, qui décide totalement seule de la politique monétaire, si importante pour notre industrie (surtout pour nos exportations) et notre économie. De surcroît nos n’acceptons pas que le mandat donné à la BCE soit quasi essentiellement la lutte contre l’inflation, négligeant complètement la croissance et l’emploi.
Nous voulions la création d’un gouvernement économique européen capable de peser sur des décisions de la BCE et de mieux coordonner nos politiques au service de la croissance. Rien de tout cela ne s’y retrouve ! C’est même l’inverse !Rien non plus sur les convergences sociales permettant progressivement une harmonisation, vers le haut, des standards sociaux de bases comme le salaire minimum. Rien contre le dumping social et fiscal au sein de l’Union. Le vote à l’unanimité sur la fiscalité constitue un blocage inacceptable ; Il condamne toute action pour une juste répartition des richesses à laquelle la gauche est particulièrement attachée. Cette dissymétrie entre la reconnaissance du dogme de la « concurrence libre et non faussée » posée comme un principe intangible et le refus de tout outil de régulation et de répartition nous prépare un avenir inquiétant avec un accroissement des inégalités et de la pauvreté.

Le texte du traité accroit le libre échangisme sans règle entre l’Union Européenne et le reste du monde en durcissant dans un sens encore ultralibéral le traité de Rome. Il est ajouté (article 10A) au texte initial du traité à la fin de la phrase « l’union contribue à la suppression progressive des restrictions aux échanges internationaux et aux investissements directs ainsi qu’à la réduction des barrières douanières » le mot et « autres » ce qui revient à priver l’union de la possibilité de conditionner ses échanges au respect de normes environnementales sou sociales rigoureuses. Chacun voit bien, en particulier pour lutter contre le changement climatique ou dans la mise en place de réglementation pour les produits chimiques que cela constitue un frein considérable car sans ces exigences à nos frontières nos entreprises risquent de refuser des réglementations ambitieuses ou de délocaliser !

Même enjeux sur les services publics qui ne sont en rien défendus et risquent de disparaitre au profit de la concurrence généralisée, cela peut même de concerner la santé !Il est clair que ce nouveau traité tourne le dos à toute perspective d’une Europe plus sociale, plus solidaire et n’accroit pas réellement la démocratisation des institutions permettant aux citoyens de l’Union de mieux se faire entendre.Alors les Irlandais ont entre leurs mains la possibilité d’obliger les institutions européennes à repenser notre avenir commun en des termes nouveaux et un Non venu de votre pays exigerait sans doute que, dans nos Etats, la voix puisse à nouveau être donnée aux citoyens. Sinon les mêmes décideurs qui nous imposent depuis des années des choix anti sociaux et bureaucratiques pourront continuer à faire l’Europe sans les peuples et parfois contre eux.


Marie-Noëlle LIENEMANN

Députée Européenne

Ancienne Ministre

Membre de la direction du Parti Socialiste Français

dimanche 1 juin 2008

Commission européenne - stratégie politique annuelle pour 2009

La Commission a présenté en février 2008 sa stratégie politique annuelle, qui définit ses priorités pour 2009.
Ce document expose les objectifs de la Commission dans cinq domaines prioritaires : la croissance et l'emploi ; le changement climatique et l’Europe durable; la réalisation de la politique commune de l’immigration ; le citoyen d'abord etl’Europe en tant que partenaire mondial. La Commission souhaite également susciter le débat sur le marché intérieur, l’agenda social et le réexamen du budget.
La Commission est convaincue que l’UE doit continuer à privilégier les politiques présentant un intérêt direct pour les citoyens. Des initiatives seront présentées pour leur simplifier la vie lorsqu’ils exercent leur droit à la libre circulation au sein de l'Union ou lorsqu'ils voyagent en dehors de l'UE. La création d’un espace commun de justice se poursuivra, notamment en garantissant la reconnaissance mutuelle des jugements dans l’UE et en améliorant l’accès à la justice pour les citoyens de l’UE.
Dans le domaine de la santé publique, diverses initiatives seront présentées dans le cadre de la mise en oeuvre de la stratégie européenne en matière de santé, adoptée en 2007. En outre, la sécurité des patients sera abordée par le biais d’une proposition sur les dispositifs médicaux.
Les critères définis dans des domaines tels que la santé et la sécurité sur le lieu de travail, l’égalité hommes-femmes, la libre circulation des personnes et la lutte contre les discriminations doivent être efficacement appliqués et évalués, et être renouvelés le cas échéant. Parmi les actions clés envisagées en 2009 en matière de santé et de sécurité, trois grands thèmes à retenir :
- Amélioration de la sécurité et de l'efficacité des appareils médicaux dans le marché unique
- Rapport d'étape sur les mesures traitant des risques et avantages potentiels que comportent les nanomatériaux pour la santé humaine et l'environnement
- Poursuite de la mise en oeuvre du règlement REACH, en particulier des nouveaux systèmes d'autorisation et de restriction des substances chimiques hautement préoccupantes.

Pour plus d’informations : http://ec.europa.eu/atwork/synthesis/index_fr.htm

mercredi 28 mai 2008

Sarkozy "persiste et signe" pour plafonner la TVA sur le pétrole





Le chef de l'Etat compte toujours demander à l'UE de plafonner la TVA pour limiter les effets de la flambée des cours du brut. L'idée avait été fraîchement accueillie par Bruxelles.




Nicolas Sarkozy a réitéré mercredi 28 mai sa proposition de plafonner le prélèvement de la TVA sur les produits pétroliers pour limiter les effets de la flambée des cours du brut, accueillie sans enthousiasme à Bruxelles. "C'est une proposition et j'entends qu'elle soit étudiée avant que d'être rejetée (...) voilà ce que j'ai dit, je persiste et je signe", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue polonais Lech Kaczynski."Est-ce qu'on doit appliquer la même fiscalité proportionnelle aux prix avec un baril qui a triplé, qui a doublé en un an, qui a triplé en trois ans, c'est quand même une question qu'il n'est pas absurde de poser !", s'est exclamé le président français en réponse à la question d'un journaliste.





"Mauvais signal" aux producteurs de pétrole





Lors d'un entretien sur la radio RTL, Nicolas Sarkozy avait suggéré aux pays de l'Union européenne de plafonner le prélèvement de la TVA sur les produits pétroliers, afin de limiter les effets de la hausse des cours du brut."A d'autres occasions où les prix pétroliers étaient en question, la Commission avait dit que modifier la fiscalité sur les carburants pour combattre la hausse des prix du pétrole serait un très mauvais signal pour les pays producteurs de pétrole", avait rappelé le porte-parole de la Commission pour les questions d'énergie.





Source : nouvelobs.com
Les nouveaux entrants de l'UE vont pouvoir travailler en France


Au 1er juillet, seront désormais autorisés à travailler librement sur le sol français les ressortissants de Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Slovénie.


Nicolas Sarkozy, en visite en Pologne, a annoncé, mercredi 28 mai, l'ouverture avancée au 1er juillet 2008 de son marché du travail à huit pays post-communistes entrés dans l'UE en 2004. "Je vous confirme que toutes les barrières seront levées à compter du 1er juillet c'est-à dire avec un an d'avance", a dit le président français dans une conférence de presse conjointe avec son homologue polonais Lech Kaczynski. "Je crois à l'Europe, j'essaie de le démontrer ici en Pologne", a-t-il ajouté.La mesure concerne la Pologne et les sept autres pays post-communistes entrés dans l'UE en 2004 (République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Slovénie).


Régime dérogatoire


Les travailleurs roumains et bulgares, dont les pays sont membres de l'UE depuis le 1er janvier 2007 seulement, resteront soumis à un régime dérogatoire.Lors de l'élargissement de l'UE à l'est en 2004, la France avait choisi de fermer son marché du travail aux nouveaux citoyens de l'UE contrairement à la Grande-Bretagne, la Suède ou l'Irlande.En France, des mouvements populistes avaient agité la menace des "plombiers polonais" à bas coûts pour persuader les Français de voter non au référendum sur la Constitution européenne en 2005.


Source : nouvelobs.com

vendredi 9 mai 2008

9 Mai : Fête de l'Europe

Le 9 mai, des origines à nos jours





Le 9 mai 1950, sur proposition de Jean Monnet, Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, fait une déclaration historique dans le salon de l'Horloge du Quai d'Orsay : il appelle à la mise en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d'acier.


Ce projet, visant à assurer la paix en Europe, est aujourd'hui considéré comme l'acte de naissance de la construction européenne. Il est à l'origine de la première communauté européenne : la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) qui voit le jour en 1951.Sur ce modèle, d'autres communautés vont suivre, dont la plus connue est la Communauté économique européenne (1957). Ces communautés, créatrices de solidarités, ont consolidé les rapports entre les Etats européens. Elles se sont élargies et approfondies pour donner naissance à l'Union européenne telle que nous la connaissons aujourd'hui.





La Journée de l'Europe est célébrée chaque année le 9 mai dans tous les pays européens pour rendre hommage à ce moment fondateur que fut le 9 mai 1950. C'est au Conseil européen de Milan, en juin 1985, que les Etats membres se sont mis d'accord sur cette date symbolique.





Source : http://www.feteleurope.fr/





La déclaration du 9 mai 1950





"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques.




En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d'une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre. L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l'opposition séculaire de la France et de l'Allemagne soit éliminée : l'action entreprise doit toucher au premier chef la France et l'Allemagne.





Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l'action sur un point limité, mais décisif : Le Gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande du charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe. La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera immédiatement l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin des régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.





La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l'Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L'établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu'elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique. Cette production sera offerte à l'ensemble du monde, sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des œuvres de paix. L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain.





Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d'intérêts indispensable à l'établissement d'une communauté économique et introduit le ferment d'une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes. Par la mise en commun de production de base et l'institution d'une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l'Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assisses concrètes d'une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix.





Pour poursuivre la réalisation des objectifs ainsi définis, le gouvernement français est prêt à ouvrir des négociations sur les bases suivantes. La mission impartie à la Haute Autorité commune sera d'assurer dans les délais les plus rapides : la modernisation de la production et l'amélioration de sa qualité ; la fourniture à des conditions identiques du charbon et de l'acier sur le marché français et sur le marché allemand, ainsi que sur ceux des pays adhérents ; le développement de l'exportation commune vers les autres pays ; l'égalisation dans les progrès des conditions de vie de la main-d'œuvre de ces industries. Pour atteindre ces objectifs à partir des conditions très disparates dans lesquelles sont placées actuellement les productions de pays adhérents, à titre transitoire, certaines dispositions devront être mises en œuvre, comportant l'application d'un plan de production et d'investissements, l'institution de mécanismes de péréquation des prix, la création d'un fonds de reconversion facilitant la rationalisation de la production. La circulation du charbon et de l'acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels.





Progressivement se dégageront les conditions assurant spontanément la répartition la plus rationnelle de la production au niveau de productivité le plus élevé. A l'opposé d'un cartel international tendant à la répartition et à l'exploitation des marchés nationaux par des pratiques restrictives et le maintien de profits élevés, l'organisation projetée assurera la fusion des marchés et l'expansion de la production. Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l'objet d'un traité signé entre les Etats. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d'application seront poursuivies avec l'assistance d'un arbitre désigné d'un commun accord : celui-ci aura charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d'opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée.





La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les Gouvernements ; un Président sera choisi d'un commun accord par les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité. Un représentant des Nations Unies auprès de cette Autorité sera chargé de faire deux fois par an un rapport public à l'O.N.U. rendant compte du fonctionnement de l'organisme nouveau notamment en ce qui concerne la sauvegarde de ses fins pacifiques.


L'institution de la Haute Autorité ne préjuge en rien du régime de propriété des entreprises. Dans l'exercice de sa mission, la Haute Autorité commune tiendra compte des pouvoirs conférés à l'Autorité internationale de la Ruhr et des obligations de toute nature imposées à l'Allemagne, tant que celles-ci subsisteront."

Robert Schuman

INFO +

Si vous souhaitez comprendre le Traité de Lisbonne, aller sur le site : http://www.robert-schuman.eu/, vous trouverez des fiches explicatives à ce sujet.
La BCE laisse son principal taux inchangé
Jeudi 08 mai 2008



La Banque centrale européenne (BCE) a décidé de laisser son principal taux inchangé à 4 %, conformément aux attentes des marchés. Les prix à la consommation augmentent de plus de 3 % en zone euro.







La Banque centrale européenne (BCE) a décidé jeudi de laisser son principal taux inchangé à 4%, a annoncé un de ses porte-parole, conformément aux attentes des marchés.Le président de l'institut monétaire Jean-Claude Trichet doit expliquer la décision du conseil des gouverneurs lors d'une conférence de presse, qui se tient à Athènes.Les gardiens de l'euro se réunissent traditionnellement deux fois par an dans l'une des capitales des Quinze Etats membres de la zone euro.Le Français va sans doute mettre de nouveau en garde contre les risques d'une surchauffe inflationniste, estiment les économistes. Les prix à la consommation augmentent de plus de 3% en zone euro, bien au delà du seuil de tolérance de la BCE (un peu moins de 2%). Il ne manquera pas non plus de dénoncer les menaces d'un dérapage durable des prix alimenté par des hausses de salaires élevées en zone euro. Pour la BCE, la lutte contre l'inflation est la priorité absolue et constitue la meilleure contribution que la politique monétaire peut apporter à la croissance.

La Banque d'Angleterre (BOE) a également laissé jeudi son taux directeur inchangé à 5%, une décision qui était largement attendue par les analystes. Elle l'a justifié par les menaces que fait peser l'inflation sur l'économie britannique.


Source : france24.com

Où va la France avec cette décision !!!

jeudi 8 mai 2008

Lisbonne : plainte pour un référendum en Angleterre déclarée recevable !


Le 21 avril 2008, Stuart Wheeler, un des hommes les plus riches du Royaume-Uni, va saisir demain la Cour suprême anglaise pour tenter d’annuler la décision du gouvernement de Londres de ratifier le Traité de Lisbonne par voie parlementaire.
En tout cas, selon le quotidien britannique le Telegraph d’aujourd’hui, sa contestation pourrait retarder la ratification du traité de plusieurs mois. La procédure, dont le coût s’élève à 750000 livres, a été financée par des dons privés et par la fortune personnelle de M. Wheeler, qui dirige une entreprise spéculant sur les marchés.
Juridiquement, sa démarche se fonde sur le fait que le Traité de Lisbonne ne fait que reprendre l’essentiel du Traité constitutionnel européen (TCE). Et puisque le gouvernement britannique s’était engagé à organiser un référendum sur ce traité, avant le rejet français et néerlandais, on peut arguer qu’aujourd’hui, il est tenu d’organiser un référendum sur le nouveau traité.
Ironiquement, pour son conseil juridique, Wheeler a fait appel au bureau d’avocats de Cherie Blair, la femme de l’ancien premier ministre Tony Blair, dont l’élection comme président de l’UE devient de plus en plus improbable.
Le 2 mai, Stuart Wheeler, le millionnaire conservateur anglais qui a lancé une action en justice pour obliger le gouvernement de son pays à respecter son engagement d’organiser un référendum sur le Traité de Lisbonne, a vu sa plainte déclarée recevable par la Cour suprême anglaise.
Le ministère des Affaires étrangères a essayé de minimiser l’affaire en expliquant que « les eurosceptiques radicaux avaient lancé des procédures judiciaires similaires pour les autres traités, ce cas n’est donc pas une surprise et elles ont en fin de compte toutes échoué. »
Ce qui n’empêche que le cas devrait être étudié les 9 et 10 juin prochains, soit deux jours avant le référendum irlandais. Voilà de quoi étayer un peu plus le débat…

Résumé des fondements juridiques (disponible en pdf sur : http://www.29mai.eu/ )

Le traité de Lisbonne a été ratifié le 13 février (JO 14 février). La lutte politique va continuer dans d’autres pays européens, notamment en Irlande ou un référendum est prévu. Toutefois, il faut bien avoir conscience que même dans le cas où l’Irlande rejetterait le traité de Lisbonne cela ne signifierait pas que le texte est rejeté définitivement : l’Irlande avait rejeté le traité de Nice par référendum et a été contraint d’organiser un second vote sur le même texte pour finalement l’adopter. Comme ils l’avaient dit, il n’y a pas de plan B, pas d’alternative.

Il est toutefois possible de créer un rapport de force européen et lutter pour changer les règles de fonctionnement de l’Union européenne. Comment créer un rapport de forces ? Il est possible de porter plainte collectivement devant la Cour Européenne des droits de l’Homme (CEDH) contre cette ratification illégale. Il est très important d’être nombreux et d’être international afin de montrer à la Cour que notre plainte s’appuie sur un véritable mouvement populaire qui n’est pas cantonné à la France. Pour le moment 1000 personnes ont porté plainte en France.
Nous avons pris des contacts, au Danemark, en Belgique, en Irlande, mais les plaintes ne sont pas encore lancées dans ces pays.

Sur quelle base juridique est-ce que l’on peut contester la ratification du traité de Lisbonne ?

L’article 3, protocole 1, de la Convention européenne des droits de l’Homme prévoit que les Etats doivent s’engager à « organiser des élections libres au scrutin secret dans des conditions qui assurent la libre expression du peuple sur le choix des représentants au corps législatif ». Il faut donc que nous convainquions les juges de Strasbourg que premièrement le traité de Lisbonne a la même valeur qu’une loi française. Ce n’est pas très difficile parce que les traités ont la primauté.
Ils s’appliquent comme des lois. En outre la Cour a déjà reconnu dans sa jurisprudence que le droit communautaire était une loi au sens de l’article P1-3 (CEDH, Matthews, 1999).
Il faut ensuite que nous démontrions à la Cour que les conditions dans lesquelles le traité a été élaboré et ratifié n’ont pas assuré la libre expression du peuple sur le choix des représentants au corps législatif.

En premier lieu on peut remarquer que le Traité de Lisbonne est identique au traité constitutionnel.

Or ce traité a été rejeté par les français et les néerlandais. Adopter le même texte viole la liberté d’expression démocratique et le principe de parallélisme des formes (Code de bonne conduite en matière référendaire, commission de Venise, janvier 2007).

En second lieu, il existe des indices montrant que le traité de Lisbonne a été rédigé dans une forme volontairement illisible et présenté comme purement technique dans le but d’éviter l’organisation de référendums en vue de sa ratification. M. Le président. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs déclaré le dimanche 10 février :

« Pour convaincre tous nos partenaires d’accepter ce nouveau traité simplifié que nous leur proposions et qui n’était plus une Constitution, il fallait qu’en cas d’accord nous nous engagions à le faire approuver par voie parlementaire. Si cette condition n’avait pas été remplie, aucun accord n’aurait été possible. »

(Allocution de Monsieur le Président de la République après le vote de la loi autorisant la ratification du Traité de Lisbonne Palais de l’Elysée Dimanche 10 février 2008 - l’intégralité du discours est disponible sur elysee.fr)

Cette déclaration publique et officielle montre que le choix de la voie parlementaire était imposé par les autres Etats membres afin d’empêcher le rejet du texte. Ceci confirme l’existence de ce que Michel Soudais de Politis a appelé « la clause secrète de Lisbonne ».

Enfin, en dernier lieu, la procédure même suivie pour adopter le traité de Lisbonne n’assure pas la libre expression du peuple sur le choix du corps législatif.
La Conférence intergouvernementale (CIG) qui a adopté le texte n’est pas un organe législatif élu au suffrage universel. Ce sont des représentants de l’exécutif. Ils n’ont pas la légitimité suffisante pour rédiger des lois qui ne peut être conférée que par le suffrage universel. La ratification ultérieure par les parlements nationaux ne permet pas de réparer ce vice fondamental. Il est vrai que les parlements nationaux sont élus au suffrage universel. Mais ils n’ont absolument pas le pouvoir de modifier et encore moins rejeter les traités qui leur sont soumis pour ratification. Ils ne participent pas à l’élaboration du texte. Ils doivent simplement le ratifier.

En cas de refus, le texte n’est pas rejeté. Il sera soumis une nouvelle fois au parlement jusqu’à obtenir la décision correcte.

La ratification du traité de Lisbonne révèle le caractère antidémocratique du fonctionnement actuel de l’Union Européenne. Ce que nous pouvons dire en portant plainte collectivement de façon internationale c’est que nous voulons une autre Europe qui fonctionne sur la base du vote des peuples.


lundi 24 mars 2008

La BCE se prépare à une crise financière

La BCE se prépare à une crise financière plus dure que prévu
Mercredi 19 mars 2008


















Plusieurs responsables de banques centrales européennes estiment que les remous sur les marchés financiers sont bien plus puissants qu'ils ne le pensaient jusqu'alors.




Les remous sur les marchés financiers sont bien plus puissants qu'on ne le pensait jusqu'alors et il paraît peu vraisemblable que la zone puisse s'en tirer indemne, ont constaté mercredi plusieurs responsables de banques centrales européennes.
Mais les banquiers centraux sont dans le même temps préoccupés par une inflation nourrie par la flambée des prix des matières premières, alors même que la croissance est en phase de ralentissement.
D'où un dilemne pour la BCE, qui observe le statu quo monétaire alors même que son homologue américaine réduit les taux à tour de bras, à l'exemple des 75 points de base retranchés à son taux d'intervention, ramené à 2,25% mardi.

Dilemne qui semble se traduire aussi par une absence de consensus au sein du Conseil des Gouverneurs de la banque centrale.
Le Belge Guy Quaden et le Luxembourgeois Yves Mersch ont dit tous deux chacun de leur côté que l'économie de la zone euro n'était pas immunisée contre le ralentissement observé aux Etats-Unis et qu'elle porterait la trace des turbulences des marchés financiers.

Tous deux se sont également inquiété de l'instabilité du marché des changes où l'euro a inscrit un nouveau record contre le dollar lundi.
"Pour ce qui concerne l'impact sur l'activité économique des retombées des problèmes du marché immobilier US (...) il s'avère plus puissant et plus durable qu'on ne le pensait tout d'abord", a dit Mersch lors d'une conférence. "C'est à peine si la zone euro et le Luxembourg pourront échapper à l'onde de choc du ralentissement de la demande américaine et éventuellement aux turbulences des taux ce change".
Quaden s'est fait l'écho de ces propos peu de temps après, jugeant "excessifs" les mouvements récents du marché des changes. "La crise du secteur financier aux USA est plus profonde et sans doute plus durable que prévu au premier abord et elle a des conséquence négatives pour l'activité économique aux USA", a-t-il dit, cité par l'agence Market News International.

"Cela étant dit, je note également que l'économie européenne et l'économie belge semblent bien plus résistantes que par le passé mais je n'irais pas jusqu'à dire qu'elles sont à l'abri des évolutions des marchés financiers et des évolutions économiques aux USA".


SCISSION

Ces préoccupations relatives à la croissance tranchent avec le propos résolument anti-inflationniste des Allemands Axel Weber et Jürgen Stark, ce dernier siégeant au directoire, et du Français Christian Noyer.

"Fondamentalement, le message met l'accent sur une scission au sein du Conseil", constate Aurelio Maccario, économiste d'UniCredit. "Certains insistent sur la stabilité des prix, alors que Mersch et Quaden adressent un message identique qui dit que la croissance de la zone euro est remise en cause".

Noyer estime pour sa part que la hausse des prix des matières premières et des produits alimentaires constitue un défit pour la maîtrise de l'inflation et la crédibilité de la politique monétaire.

"A court terme, les récents chocs inflationnistes vont probablement maintenir l'inflation à un niveau élevé durant la majeure partie de 2008", a-t-il dit. "La mondialisation pourrait contenir pour l'avenir des risques inflationnistes plus importants que dans sa première phase".
Quaden, toutefois, n'a pas oblitéré la question de la stabilité des prix, jugeant que les dernières statistiques de la zone euro montrant une inflation annuelle de 3,3% en février, un record, n'étaient "pas bonnes".

Le mandat de la BCE lui fixe un objectif d'inflation tout proche de 2% mais inférieur à ce seuil, un mandat qu'elle n'a pu tenir huit années durant et qu'elle ne paraît pas davantage apte à respecter cette année.
Pourtant, Noyer envisage un "scénario dans lequel après environ deux mois l'inflation reculera dans la zone euro et repassera sous, mais près, des 2%".
Et d'ajouter: "Ces projections reposent sur un scénario de ralentissement économique mondial et de modération des prix des matières premières".

Les projections de l'Eurosystème ont été relevées pour l'inflation de 2008 et de 2009, donnant en moyenne 2,9% et 2,1% respectivement.
L'analyste Macario d'UniCredit pense qu'en définitive la BCE penchera davantage vers le camp des partisans d'une détente monétaire dans la mesure où l'inflation décélèrera.



Source : france24.com