Référendum irlandais: clôture du scrutin, les Européens suspendus au résultat
Jeudi 12 juin 2008, 23h48.Les bureaux de vote ont fermé jeudi soir en Irlande après un référendum-couperet sur le traité européen de Lisbonne, laissant près de 500 millions d'autres Européens suspendus au résultat d'un scrutin à l'issue très incertaine qui ne sera pas connu avant vendredi.Le scrutin a été clos à 22H00 (21H00 GMT), après quinze heures de vote. Le décompte ne commencera que vendredi à 09H00 (08H00 GMT) pour des résultats attendus en fin d'après-midi.
Le Premier ministre français François Fillon a estimé jeudi soir qu'il n'y aurait "plus de traité de Lisbonne" en cas de rejet du texte par les Irlandais "sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais". "On verra l'initiative qu'il faudra prendre", a ajouté le Premier ministre sur France 2.
Son homologue irlandais Brian Cowen s'était dit "confiant" jeudi après-midi en allant voter à Tullamore (centre). Les récents sondages donnent le "oui" et le "non" au coude à coude, voire le "non" en avance. "J'ai mené (la campagne) du mieux que j'ai pu, ... j'ai parcouru tout le pays, j'ai parlé de tous les problèmes", a-t-il déclaré aux journalistes.
L'Irlande est le seul des 27 à se prononcer par référendum, comme l'y oblige sa constitution. Les autres pays ont opté pour une ratification parlementaire, ce que 18 capitales ont déjà fait.
En Grande-Bretagne, où le Premier ministre Gordon Brown a refusé d'organiser un référendum malgré les demandes pressantes de l'opposition, le processus de ratification au Parlement va se poursuivre, que les Irlandais votent pour ou contre le traité, a indiqué à l'AFP une source diplomatique.
La perspective d'un rejet du traité par 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, a réveillé le spectre du rejet de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d'un référendum en 2001 en Irlande.
En Grande-Bretagne, où le Premier ministre Gordon Brown a refusé d'organiser un référendum malgré les demandes pressantes de l'opposition, le processus de ratification au Parlement va se poursuivre, que les Irlandais votent pour ou contre le traité, a indiqué à l'AFP une source diplomatique.
La perspective d'un rejet du traité par 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, a réveillé le spectre du rejet de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d'un référendum en 2001 en Irlande.
Il avait alors fallu organiser un deuxième vote sur l'île pour faire adopter le texte. Mais il n'y aura pas de second référendum cette fois-ci, a assuré le gouvernement.
Certains "nonistes" ont prédit une hausse de l'imposition, la fin de la neutralité militaire irlandaise, voire l'obligation de légaliser l'avortement, encore interdit en Irlande. Des craintes démenties par les partisans du "oui".
Certains "nonistes" ont prédit une hausse de l'imposition, la fin de la neutralité militaire irlandaise, voire l'obligation de légaliser l'avortement, encore interdit en Irlande. Des craintes démenties par les partisans du "oui".
Mais une des raisons principales du "non" est la méconnaissance qu'ont les électeurs du traité, si l'on en croit les récentes enquêtes.
"Si vous ne comprenez pas, vous devez voter non", confirme Donald O Donahue, votant à Drumcondra, coeur ouvrier et populaire de Dublin et "capitale du non" lors du référendum de 2001. "Je ne vais pas signer un contrat que je ne comprends pas", expliquait le quinquagénaire.
Conscient que la participation sera une des clefs du scrutin, l'Irish Times a appelé ses lecteurs à "exercer (leur) droit de vote". Le quotidien rappelle que, lors du référendum de 2001, une participation inférieure à 35% avait permis à "une minorité" de "non" d'entraîner un rejet du traité de Nice.
Aucun chiffre officiel de participation n'était disponible jeudi tard dans la soirée mais une estimation de la radio-télévision irlandaise RTE faisait état d'une participation d'environ 40%, soit seulement quelques points de plus que le plus-bas atteint en 2001.
Le camp du "oui" regroupe l'ensemble des formations parlementaires, à l'exception du parti nationaliste Sinn Féin, qui ne compte que quatre députés sur 166.
Mary Lou McDonald, responsable de la campagne du Sinn Féin, a dit "espérer un forte participation", citée jeudi sur le site internet de l'Irish Times. Egalement sur ce site, l'homme d'affaires Declan Ganley, fer de lance du "non", a appelé les Irlandais à envoyer "un message clair" à Bruxelles en vue d'une renégociation du traité pour qu'il soit plus démocratique, responsable et transparent.
Source : http://www.linternaute.com/
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